Le CVA travaille à partir de co-produits végétaux sur la cosmétique de demain. (Photo Région Limousin)

La Région vient de signer un partenariat avec le pôle de compétitivité Cosmetic Valley pour développer la filière économique et la recherche régionale.

Le Limousin est désormais un territoire de référence en matière d’éco-extraction des actifs cosmétiques. Une reconnaissance de l’excellence et de l’innovation d’un secteur qui regroupe une vingtaine de producteurs, d’entreprises et de laboratoires de pointe qui œuvrent aux confins des biotechnologies, de l’agriculture et du bois.

Mais il s’agit d’aller plus loin. Opportunités de marché, de projets de recherche et développement, formations continues… : avec l’appui de la Cosmetic Valley, le premier centre mondial de ressources en parfumerie-cosmétique, le Limousin souhaite développer une stratégie industrielle qui permettra d’augmenter le nombre d’entreprises et de laboratoires de recherche dans la filière. À l’horizon 2017, une quinzaine de structures pourraient ainsi adhérer au pôle de compétitivité.

« C’est tout un travail qui est en cours pour mobiliser les acteurs économique et le dynamisme de l’université qui a su sortir de la recherche fondamentale pour aller vers le transfert de technologies », se félicite Gérard Vandenbroucke, le président du conseil régional du Limousin.

Lancé en 2010 avec le soutien de la Région, le centre de valorisation des agro-ressources (CVA) travaille à tirer parti des co-produits végétaux, encore riches en composés actifs, pour fabriquer des produits cosmétiques. « Le savoir-faire universitaire et les partenariats publics-privés permettent de mettre nos forces en commun et de faire progresser des projets porteurs », fait valoir Frédéric Mas, président du CVA et de Sothys, l’un des poids lourds régionaux du secteur aux côtés de Silab et ID Bio. « C’est une force économique que nous sommes en train de former. »

 

 

Créé en 1994, Cosmetic Valley rassemble près de 800 entreprises de la filière « beauté » et huit grandes universités. Avec 200 laboratoires de recherche publics et 135 projets collaboratifs labélisés, il a investi 520 millions dans les territoires et créé 7 500 emplois en vingt ans. Le pôle, à l’origine de plus d’un produit cosmétique sur dix vendu dans le monde, compte maintenant sur 1 500 recrutements supplémentaires à l’horizon 2018. « Notre volonté, c’est de continuer à construire, de la Picardie à la Provence, le plus bel appareil national de recherche et d’innovations en matière de parfumerie et de cosmétique que notre pays ait jamais connu. Nous mettons en œuvre, grâce à ce type de partenariat à la fois économique et territorial, des synergies […] où cohabitent donneurs d’ordres et fournisseurs, recherche fondamentale et recherche appliquée, start-up et universités », explique Marc-Antoine Jamet, le président de Cosmetic Valley qui organisera, en partenariat avec la Région, un congrès professionnel national sur l’éco-extraction en l’an prochain en Limousin.